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LE BASSIN HOUILLER DE BOSMOREAU-LES-MINES

01 puits MartheDes mineurs avant la descente dans le puits Marthe, vers 1890

Gilbert Coudert (?et Jean-Marie Sachet?) ont évoqué les mines de Lavaveix dans un autre articles "LAVAVEIX-les-MINES Quand le charbon était l’or noir". Des mesures viennent d’être prises pour préserver et mettre en valeur une partie de ce patrimoine creusois.

Un deuxième bassin houiller a été exploité dans la Creuse , pendant près de deux siècles, de 1784 à 1958, à Bosmoreau (le bois de Moreau), qui deviendra en 1905 Bosmoreau-les-Mines.

Le charbon avait été découvert en 1765 près du village de Chez Lameix. La concession sur laquelle des recherches avaient été effectuées s’étendait sur 1000 hectares (la surface du lac de Vassivière), dont seule une petite partie fut exploitée (près de 80 hectares). C’était le plus à l’ouest de tous les bassins miniers français.

L’extraction fut souterraine, avec des puits et des galeries, jusqu’en 1945, à ciel ouvert de 1946 à 1952, enfin mixte, c’est-à-dire à la fois souterraine et à ciel ouvert de 1953 à 1958.

Au cours de l’extraction souterraine, il y eut au maximum 25 puits. Le plus important, le puits Marthe[1], il était situé sur le site de la Lande, du côté ouest du bassin, non loin de la gare actuelle. D’une profondeur de 123 m, le charbon était remonté grâce à un chevalement en bois actionné par une machine à vapeur. Exploité de 1859 à 1922, sa production a dépassé un million de tonnes.

02 chevalementLe chevalement en bois

 Le plus profond, le puits d’Anzin, descendait à 235m. Une chaleur humide de 50 à 60 degrés régnait dans les kilomètres de galeries.

Le charbon était de l’anthracite de très bonne qualité, avec un pouvoir calorifique élevé. Il approvisionnait les papeteries des frères Montgolfier dans l’Isère, les fours à porcelaine de Limoges, les fours à chaux d’Angoulême, ainsi que des cimenteries et des verreries dans toute la France. On fabriquait aussi des boulets pour l’usage domestique.

On estime que le quart du charbon seulement a été extrait (913 000 tonnes de 1913 à 1958) et qu’il en reste encore 7 millions de tonnes. Qui sait si ce combustible ne sera pas utilisé plus tard ?

04Pendant un siècle, le transport s’est fait à l’aide de tombereaux. Il était lent et coûteux, ce qui limitait la production et les ventes.

Tout a changé avec la construction de la ligne de chemin de fer Bourganeuf-Vieilleville. Trois tracés avaient été prévus. Martin Nadaud raconte comment, après de véhémentes discussions avec le ministre des Travaux Publics et le directeur des Chemins de fer, il obtint que le tracé retenu fût celui qui desservait les mines de Bosmoreau.

La ligne fut construite de 1881à 1883. Pour la petite histoire, sachez que le tenancier d’un débit de boisson avait demandé de retarder, pendant la durée des travaux, la fermeture de son établissement jusqu’à 23 heures. La municipalité refusa cette heure tardive, mais prolongea cependant l’ouverture jusqu’à 22 heures.

Un an plus tard, un branchement direct arrivait au cœur de la mine.


 

[1] - Dénomination des puits : Marthe était le prénom de la fille d’un directeur et Anzin le nom de la ville natale d’un autre (ville minière du nord de la France).

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Commentaires   

+1 # EGLOFF 27-06-2021 18:00
Bonjour,
y a t'il quelque part la liste des mineurs tués ou disparus ?
Mon grand père y serait mort entre 1947 et 1953
Merci de votre aide
Vivinet
# Pierre OMBROUCK 10-12-2019 22:37
Par contre, si quelqu'un sait quand est arrivée cette machine à Bosmoreau et si elle y a servi au jour* avant d'être exposée, merci de le faire savoir ici.
*Déblaiement d'un terril ou autre..
Pierre
+1 # Pierre OMBROUCK 01-11-2019 22:41
Re...
Inutile de photographier la plaque, j'ai eu l'occasion de la voir et si elle n'est pas d'origine, elle ne correspond pas non plus à celle que ce constructeur apposait sur son matériel. Les inscriptions sont erronées, ce qui ne permet pas de situer sa date de construction qui doit remonter au milieu des années 50, mais sa provenance est bien des HBNPC et plus précisément de Lens ou Oignies. Pierre
# gege 01-11-2019 23:22
quoi qu'il en soit, merci Pierre pour ces informations
Bien cordialement
# pierre1942 04-05-2019 15:34
Ce locotracteur est un Berry 3735 à moteur diesel Piquand PT2 de 30 ch et provient des Houillères du Nord/Pas de Calais dont il porte le numéro d'inventaire 5405.
Si quelqu'un peut relever le n° de construction à 3 chiffres qui se trouve juste à côté du siège, cela permettrait de déterminer sa date de construction, laquelle n'a rien à voir avec celle de l'agrément de 1952 qui ne concerne que son dispositif antidéflagrant.
Merci d'avance - Pierre

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